Je n'arrive plus à écrire. Ma vie n'arrête pas de changer mais tout cela ne m'inspire pas. Alors j'ai décidé que si je n'écrivais plus et bien je lirai. Vous avez bien compris. Mrs-smily.skyblog.com devient temporairement une galerie textuelle.
A vous de faire le spectacle. Faites moi m'évader, faites moi rêver. Ce ne sont pas de simple mots que je vous propose d'exposer ici, c'est de la magie.
Je ré explique le fonctionnement, même si pour la plus part d'entre vous, ce n'est pas la première fois. C'est très simple. Je propose un ou plusieurs thèmes ( accompagné d'une chanson, une image ... ) & vous avez carte blanche. Après avoir bien peaufiner votre texte: ponctuation, accentuation, conjugaison et orthographe (Tout le monde fait des fautes, je le sais bien, mais je vous demande simplement de soigner votre orthographe,pas de texte SMS etc ... ) et bien vous me l'envoyer via ma messagerie Skyrock. Le message comportera votre texte, un titre (facultatif), votre prénom/pseudo, votre blog & votre âge.
Il est possible que je pose d'autres question si votre texte est sélectionner.
Les lecteurs seront libres de donner leur avis (je donnerais également le mien en bas article) & je pense à mettre en place une élection qui élirai,parmi les textes publiés, le meilleur. Qu'en pensez-vous ?

A vos plumes !





Pub.
Je suis publiée là : x x x x x




Mrs-Smily.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 12:13

Modifié le samedi 31 octobre 2009 10:02



"Faites que le rêve dévore votre vie
afin que la vie ne dévore pas votre rêve."



Antoine de Saint-Exupéry.







ACONNCE 1 : Je suis à la recherche d'un photographe en herbe afin de créer un espèce de "partenariat". Vous êtes vous même photographe ou vous connaissez des galerie sympa ? Faites moi signe ;)

ANNONCE 2: C'est officiel, il y aura bien une élection du meilleur texte par thème. Le thème est ouvert jusqu'au 28 du mois. Les lecteurs ont jusqu'au 30 du mois pour voter. Un nouveau thème ouvrira en début de mois.

Pour plus d'infos, demandez moi.



Mrs-Smily

# Posté le lundi 15 septembre 2008 15:55

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 07:17

PREMIER THEME

PREMIER THEME
Pour le premier thème, je vous propose de vous mettre, l'espace d'un instant, dans la peau d'une personne qui se prostitue. Certains trouveront ce sujet choquant & tabou. Même si vous ne m'envoyez pas votre texte, essayez. Faites-en l'expérience. Je vous garantie que l'on ne vois plus les choses de la même manière après.
Vous pouvez écrire à n'importe quelle personne.
Pour vous aidez voici une chanson, une image et ci dessus, mon propre texte.


Attention /!\
A ne pas tomber dans le cliché.
J'accepte que le texte soit parfois vulgaire mais il y a des limites.
N'oubliez pas que votre personnage peut être un homme.




Je suis là. Debout, je déambule dans une pièce froide. Accrochée à ton bras, je simule des sentiments. Mon sourire est faux, je joue. Le dos courbé, la main sur la hanche, la poitrine légèrement ouverte. C'est tout ce qu'on retiendra de moi à cette soirée. Mes petits seins et mon joli cul. Rien d'autre. J'écoute sans vraiment entendre. Tous ces hommes ne me parlent pas vraiment de toute façon. Ils s'approchent de moi et trouvent un sujet de discution qu'il pourront développer assez de temps pour plonger leurs yeux dans mon décolleté. Je suis là pour ça après tout. Assurer le spectacle et te suivre tel une chienne. Je suis là pour ça, je suis payée pour ça. Je ne suis qu'un objet, un jouet, un produit de consommation comme un autre. Certaines femmes ne pourraient pas faire ça, elles auraient honte. La plus part n'y songe même pas. Mais c'est tellement simple. Sourire, être belle et se taire. C'est tout.

-Une soirée dans la peau d'une prostituée


LE PREMIER THÈME EST OUVERT JUSQU'AU 28 NOVEMBRE.
JE SÉLECTIONNE JUSQU'À 6 TEXTES PAR THÈME (VARIABLE).

3 textes sélectionnés- 3 places.

Pour chaque texte publié, donnez votre avis.
Attendez mon signal pour voter pour le meilleur texte.

Mrs-Smily.

# Posté le dimanche 30 août 2009 14:48

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 07:19

Premier thème, T1

Premier thème, T1
Petite fille.


Toute petite fille aux cheveux noirs, tu rôdes dans la nuit. Tes talons hauts résonnent sur les trottoirs, et tu frissonne dans ta mini-jupe de latex. Ton maquillage outrancier dégouline le long de tes joues rosies par le froid, tes cheveux forment un halo de noirceur autour de ton visage d'ange. Dans tes grands yeux gris, la flamme s'est éteinte depuis longtemps.
Tous les soirs, pour toi, c'est la même chose: des regards charmeurs entourés de faux-cils, des hommes qui ralentissent dans leurs voitures de sport, baissent la vitre pour te poser la sempiternelle question "C'est combien?".
Tu leur cèdes, toute petite fille, tu joues la comédie mieux que quiconque, te pliant à leurs désirs masochistes où hurlant ton plaisir malgré toi, ton corps se tordant sous leurs caresses meurtrières. Tu es leur chose, toute petite fille, mais tu n'y peux rien. Tu es leur esclave, leur jouet dont ils ne savent rien, vulgaire poupée de chair qui s'anime à leur moindre désir.
Au matin, ils te quittent, une liasse de billet en plus dans la poche de ton grand manteau noir. Tu te démaquilles, petite fille, tu enlèves ce masque qui fait de toi celle que tu n'es pas, et tu fais comme tout le monde. Tu déambules dans les rues, mange, bois, ris même, tu es tellement bonne actrice, petite fille, que tout le monde te crois quand tu dis que tout va bien.
Mais le soir, quand la nuit revient, tu remets ton masque noir et arbore ton rictus amer et aguicheur, tu enfiles ta tenue provocante et tes talons hauts, et tu repars dans ce guêpier qu'est devenu ta vie.
Tu erres dans les ruelles sombres, te demandant encore comment tu en est arrivée là. Tu voulais être quelqu'un, toute petite fille, tu voulais qu'on te respecte et qu'on t'adule, mais tu es tombée si bas que les hommes t'insultent quand ils sont dans ton lit aux draps mille fois froissés par des corps inconnus.

Objectif raté, toute petite fille. Tu as vendu ton âme pour quelques liasses de billets.

Houna.
Âge indéterminé.
**



Pourquoi écris-tu ?
Pourquoi j'écris? Parce que c'est l'un des seuls domaine dans lequel je suis douée & que j'aime, principalement. Et ensuite parce que ça me permet d'extérioriser tout mes sentiments. Derrière chaque geste ou parole de mes personnage ses cache un morceau de moi-même. Lire mes textes, c'est comme lire mon journal intime, en moins direct. Mes peurs, mes sentiments et mes rêves y sont décrits
J'écris souvent la nuit. Parce qu'elle m'inspire. On a peur de la nuit, moi je la vénère. Elle est si mystérieuse, elle cache tant de choses, c'est intriguant. Et puis, on n'est jamais vraiment sûr que lorsque le soleil réapparaîtra, tout sera pareil.

Dans quelle situation, contexte as-tu écris ce texte ? Racontes moi son histoire.

L'histoire de ce texte? En fait, ma première fiction - Narcissique-Melanc0lique - parle de la drogue et de la prostitution, entre autre. J'ai écris plusieurs essais sur la prostitutions, et j'en a retenu deux: celui, plus centré sur mon personnage principal, qui est intégré à mon histoire, et celui-là, plus "général".

Mon avis.
C'est un texte qui m'a tout de suite plu. Je trouve que les mots sont bien choisis, bien placés. Le vocabulaire est parfois recherché. Ce qui m'a beaucoup surpris c'est que tu as employé des mots d'une extrême violence et pourtant, quand j'ai lu ton texte, rien ne m'a sembler exagérer ou surfait. Si je devais exprimer ce que j'ai ressenti quand j'ai lu ton récit, je dirai que j'ai été bouleversée. C'est très troublant. Personnellement, et je ne sais pas pourquoi, je me suis mis dans la peau de la mère du personnage principale. Je n'avais qu'une seule envie: protéger cette petite fille insouciante.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 15:47

Modifié le samedi 31 octobre 2009 07:34

Premier thème, T2

Premier thème, T2
Dans la pénombre de la nuit, la froideur et l'obscurité, je remonte cette bretelle qui dans quelque temps, sera à nouveau descendue. Je baisse les yeux, me concentre. Aucune émotion ne doit traverser ce visage si parfait, si maquillé. Aucune larme ne doit couler de ces yeux dessinés de mascara et de crayon. Aucune peur ne doit venir perturber ce qui va être fait. Je relève la tête doucement, et arbore cette expression qui lui va tant. Je dis « lui » car cette personne n'est en aucun cas moi. Cette personne ne sera jamais celle que je suis, elle restera toujours une étrangère. Je croise un homme. Il est beau. Il est jeune. Il ne doit pas être riche, ni assez fou pour venir me voir. Je lui esquisse un sourire, et un regard provoquant. Il rougit et baisse la tête, honteux. Je continue ma marche, mon parcours. Dans cette rue, pas un bruit, mis à part les claquement secs de mes talons hauts. Je tourne la tête et peux me voir dans les vitres qui, transformées par la nuit, me renvoient mon reflet. La femme que j'y vois, « l'autre », est magnifique. Son petit visage parfait, sa robe de soie rouge, son corps si désirable, ses jambes fines et alléchantes, ses chaussures, tout est comme elle l'espérait. Au carrefour suivant, j'observe un homme, gros, transpirant, vieux, ignoble. Je le sens, je le sais, c'est à lui que sera destinée ma nuit. C'est à ce type de personne, que je devrai dévouer mon corps, c'est à ce type de personne que je devrai procurer du plaisir. Plus je m'en rapproche, plus la nausée s'intensifie. Ma tête tourne et je me force à continuer. D'un mouvement furtif de l'épaule, je fais tomber ma bretelle, comme je sais le faire. Le gros me voit, m'observe et me remonte la bretelle en me glissant un billet dedans. Je connais la suite. Même plus besoin de réfléchir, tout ceci devient habituel, machinale. Je me tourne, rentre dans le motel. Je monte jusqu'à la chambre, le couche sur le lit, me déshabille, lentement, sensuellement, l'excite, le chevauche, mouvement, cri, simulation. Je vais vomir, je me retiens. Je me ferme, tout simplement, laisse agir l'« autre », laisse faire celle qui a l'habitude. Je n'en peux plus. À la fin de l'action, j'encaisse, et ne peux m'empêcher de courir presque pour partir. À travers ces rues, je vois les pavés se défiler sous mes talons. Vite, un café. Un Bar. Quelque chose. Je trouve un vieux pub ouvert et me jette dans les toilettes. Je vomis. La patronne, qui m'entend me propose un pull. J'accepte et laisse couler les larmes qui ont jaillies toutes seules. Je m'assois et commande un whisky. Est ce comme ça que doit se finir ma vie, mes nuits ? Non, j'arrête. Je rigole intérieurement. Chaque soir, c'est le même dilemme. Pourquoi cette fois, ce serait différent ?


Clèmence.
15 ans.
* *


Pourquoi écris tu ?
Parce que j'ai l'impression que c'est comme cela que j'arrive réellement à m'exprimer. J'aime écrire et j'ai l'impression d'y arriver a partir du moment ou j'exprime ce que je pense et je ressens.

Dans quelle situation as tu écris ce texte ?

J'ai assez de problème avec mon ancien petit ami, qui a mon gout me prenais plus pour "objet servant de petite amie " que de petite amie réellement. En fat j'étais énervée et déçue. J'ai essayé de retranscrire ceci dans ce texte. ( oui je sais je raconte aussi beaucoup ma vie.. >< )

Mon avis.
J'aime le fait que tu reprenne régulièrement dans ton texte la comparaison de la femme et de la femme qui se prostitue. Le fait que tu fasses bien la distinction entre les deux, c'est très intéressant, je trouve. J'ai également apprécier le fait que "l'acte" soit décrit, peut être pas de façon neutre, mais correctement. C'est un exercice difficile et je trouve que tu l'as particulièrement bien réussi. Mais ce que j'ai préféré c'est la fin. Toutes ces questions qu'elle se pose. On sent bien que son esprit est embrouillé, bordélique. C'est réussi, peut être serait-il intéressant de voir cette scène d'un point de vue masculin ?

# Posté le samedi 31 octobre 2009 09:08

Modifié le samedi 31 octobre 2009 10:38